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Pas comme avant !

En 1977, un groupe d’économistes marxistes publiait un ouvrage au titre prémonitoire, Belgique : pays en voie de sous-développement. Il analysait les causes du déclin économique du pays et ses conséquences sociales. Depuis, les politiques libérales de la gestion du pays n’ont pas dérogé à ce que dénonçaient les auteurs de cette étude.

Démonstration par la crise du covid.

2020, la crise du coronavirus a lancé un cruel projecteur sur le délabrement économique et industriel, mais aussi à maints égards, social du pays. Des exemples ?

La saga tragicomique des masques fut le premier révélateur. Comment dans un pays où l’industrie textile fut un fleuron depuis le Moyen-âge, en est-on arrivé à être incapable de produire ces bouts de tissus protecteurs et de recourir à des fabricants étrangers dont certains se sont avérés être des escrocs ? Combien de millions d’euros et aussi de vies, perdus dans cette funeste « mascarade » ?

Autres exemples, les écouvillons, ces bouts de plastiques dont on mit des semaines à se procurer pour contrôler massivement les risques de contagion. Sans parler des tergiversations pour reconnaître les laboratoires susceptibles d’analyser les échantillons. Et puis, ces vaccins pour lesquels nous sommes entièrement dépendants des multinationales qui vont se faire des profits colossaux sur le compte des finances publiques (et donc des citoyens), en nous distillant les doses au compte-gouttes. À l’heure qu’il est, nous en sommes toujours à vacciner les aînés dans les maisons de retraite et à reporter la vaccination des travailleurs hospitaliers. Au gouvernement, on est désolé. Certes. Mais ce sont leurs partis et leurs politiques d’assujettissement au capital, aux diktats libéraux, qui portent la responsabilité de cette situation scandaleuse !

Alors, pas question d’un retour à leur normale !

Plus que jamais, l’économie doit être au service des besoins de la population sous le contrôle public et des organisations syndicales. Cela implique l’abolition des traités européens et des accords commerciaux qui assujettissent les Etats aux diktats des multinationales. Sans ce changement radical, nous nous préparons à poursuivre et aggraver la tiers-mondisation du pays (mais pas seulement le nôtre) au cœur de cette Europe libérale.

Pas touche à la sécu !

Seule la sécurité sociale – que tant de gouvernements ont malmenée sans pouvoir l’éradiquer grâce aux travailleurs et à leurs organisations syndicales, préserve la population d’un désastre social plus grand que celui combattu aujourd’hui par les associations telles le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté. Il apparaît en effet que tous les citoyens ne sont pas égaux face au virus. Les régions et communes les plus pauvres paient cash les dégâts causés par la pandémie. Le taux de mortalité y est plus élevé que dans les zones économiquement plus aisées. Si cette injustice flagrante vaut d’être soulignée, que dire si l’on se place à l’échelle internationale où des peuples resteront privés de vaccins ?

Refinancer la sécurité sociale en imposant les superbénéfices des multinationales, en supprimant les avantages fiscaux et en chassant les fraudeurs, consolider les soins de santé notamment en renforçant les équipes hospitalières et en leur assurant des revenus à la hauteur de leurs responsabilités vitales. Ça, ce n’est pas revenir « comme avant », c’est garantir un avenir meilleur pour la population et plus particulièrement pour notre jeunesse !

Être à l’offensive !

On le sent, la droite et le patronat ne sont pas disposés à ce que le futur s’ouvre au progrès social et la social-démocratie reste frileuse à s’opposer radicalement à la régression induite par les politiques libérales.

La justice de classe sanctionnant des syndicalistes et limitant de facto le droit de grève en est une funeste illustration. Solidarité avec les syndicalistes sanctionnés !

Les négociations paritaires se heurtent à la prétention patronale d’appliquer une marge salariale de 0,4 %, une aumône indécente quand on connaît les marges de profit des actionnaires et aussi (puisque c’est souvent un argument patronal) quand d’autres pays voisins consentent des marges bien plus élevées. La sempiternelle justification de la concurrence ne tient pas debout. Par contre, l’augmentation de pouvoir d’achat des travailleurs et des allocataires sociaux pour relancer une économie mal en point et aggravée par la pandémie est plus que jamais nécessaire.

Nous exprimons notre totale solidarité avec les organisations syndicales qui ont « refusé en bloc le cadre étriqué qui ne permet pas d’entamer les négociations ». Tenez bon !

De même, nous exprimons notre solidarité avec les travailleurs de FedEx, menacés d’une restructuration drastique suite à la décision de déplacer une partie des activités liégeoises vers Paris. 700 emplois perdus pour l’entreprise liégeoise que l’on dit pourtant florissante.

Quand le capital se joue de la vie des travailleurs au gré de ses intérêts… Les communistes de Wallonie-Bruxelles expriment leur totale solidarité avec ces travailleurs !

26 janvier 2021.

Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

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